HEADER  
sep sep sep sep sep sep sep sep
top
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
sep
bas

 
 

 

Rubrique Endocrinologie

imageLa rubrique endocrinologie est, comme son nom l'indique, dédiée aux soins infirmiers auprès de personnes souffrant de pathologies endocriniennes. Les glandes endocriniennes sont des glandes caractérisées par la richesse de leur vascularisation et par la disposition spéciale de leurs capillaires, dépourvus de paroi propre, le sang baignant directement les cellules glandulaires : capillaires dits sinusoïdes. Ces glandes sécrètent des substances chimiques particulières appelées hormones.

Si vous avez des questions par rapport à ces cours et documents, ou souhaitez y apporter des précisions, n'hésitez pas à intervenir sur les forums à ce sujet

L

L'hypophyse

Version imprimable

L'hypophyse est une petite glande pendue au plancher du troisième ventricule par une tige étroite, la tige pituitaire, et logée dans la selle turcique creusée sur le corps du sphénoïde. Son poids est de 0,60 g, sa taille celle d'un pois.

Elle est constituée de trois parties, dont les fonctions sont totalement différentes: le lobe antérieur, le lobe intermédiaire, et le lobe postérieur.

Le lobe antérieur

Le lobe antérieur de l'hypophyse ou antéhypophyse est formé de deux sortes de cellules: les cellules chromophiles, riches en granulations, soit acidophiles (40% des cellules antéhypophysaires), soit basophiles (10% des cellules) et les cellules chromophobes (50% des cellules) dépourvues de granulations.

L 'antéhypophyse sécrète de très nombreuses susbtances, hormones vraies ou stimulines :

L'hormone de croissance: GH (Grow Hormon)

Elle est appelée aussi hormone somatotrope. Elle assure un développement harmonieux du corps humain; elle est responsable de la taille du sujet. Elle stimule donc la croissance et ceci par action spécifique sur les cartilages de conjugaison qui s'hypertrophient considérablement sous son action. L 'hypophysectomie entraîne l'arrêt de la croissance chez l'animal jeune, l'administration excessive d'hormone somatotrope à un sujet normal en voie de croissance entraîne un gigantisme.

L'hormone de croissance a en outre un rôle sur la cicatrisation.

Enfin elle a des fonctions métaboliques :

  • sur les protides: elle a une action d'anabolisme et de synthèse des protides;

  • sur les glucides: elle a une action hyperglycémiante car elle mobilise les sucres en provoquant la sécrétion de gIucagon pancréatique ; .

  • sur les lipides: elle mobilise les réserves lipidiques et favorise leur utilisation pour la synthèse des protides.

Les stimulines antéhypophysaires

Les stimulines sont des hormones, mais ayant pour cible une cellule endocrine: elles sont donc une sorte d'intermédiaire, de messager. Elles sont:

  • La cortico-stimuline ou A.C.T.H. : elle stimule les zones fasciculée et réticulée de la corticosurrénale et la sécrétion hormonale de ces zones ( cortisol et androgènes) ; en revanche, il n'y a pas d'action de l'A.C.T.H. sur la sécrétion d'aldostérone. L'A.C.T.H. stimule toutes les étapes de la formation des corticostéroïdes à partir du cholestérol.

  • La thyréostimuline ou hormone thyréotrope ou T.S.H. : elle augmente le poids et la vascularisation de la thyroïde, elle stimule les cellules folliculaires et toutes les étapes de la synthèse des hormones thyroïdiennes avec libération accrue de celles-ci.

  • Les gonadostimulines :

  • la F.S.H. : chez la femelle, la F.S.H. provoque la maturation des follicules mais ne peut déclencher l'ovulation ( qui nécessite la L.H. ) ; chez le mâle, la F.S.H. stimule la spermatogenèse ;

  • la L.H. : chez la femelle, elle provoque, en synergie avec la F.S.H., l'ovulation, la formation du corps jaune et la sécrétion d'oestrogènes et de progestérone ; chez le mâle, elle stimule le fonctionnement des cellules de Leydig et la production d'hormone mâle; il est très remarquable de constater que les gonadostimulines sont identiques dans les deux sexes, et que leur action est différente chez l'homme et chez la femme ;

  • la prolactine: elle a une double action sur les glandes mammaires. Elle a un effet mammotrope ( croissance des glandes mammaires en synergie avec les oestrogènes, 1a progestérone et la S. T .H. ) et un effet lactogénique (montée laiteuse et entretien de la lactation après l'accouchement).

  • L ' existence des stimulines explique l' atrophie des glandes endocrines constatée au cours des syndromes d'insuffisance hypophysaire ou après hypophysectomie.

La posthypophyse (ou lobe postérieur)

Le lobe postérieur ou posthypophyse est constitué de cellules spéciales, les pituicytes, entourées de cellules névrogliques.

Les hormones post-hypophysaires sont en réalité synthétisées dans l'hypothalamus et le lobe postérieur de l'hypophyse n'est qu'un simple lieu de stockage à partir duquel elles sont libérées dans la circulation.

Ces hormones sont au nombre de deux : la vasopressine (hormone antidiurétique) et l'ocytocine.

La vasopressine (ou ADH)

Elle a deux actions :

-elle provoque une vasoconstriction ;

-elle a une action antidiurétique : elle règle la réabsorption rénale de l'eau qu'elle tend à augmenter, par action au niveau du tube distal et du tube collecteur de Bellini Elle tend en outre à augmenter l'élimination urinaire du chlore et du sodium. Sa sécrétion est sous la dépendance de la pression osmotique du sang artériel donc de la teneur en eau et en électrolytes de celui-ci. toute augmentation de pression osmotique provoquant la sécrétion de l'hormone et, inversement, toute diminution de pression osmotique freinant la sécrétion de vasopressine. De la même façon, toute diminution du volume sanguin circulant (hypovolémie par déshydratation ou hémorragie) déclenche, par voie réflexe, à partir des volorécepteurs de l'oreillette, une sécrétion d'A.D.H. L'altération de la post-hypophyse et surtout de l'hypothalamus entraîne un diabète insipide, maladie caractérisée par une diurèse quotidienne considérable.

L'alcool, le froid inhibent la sécrétion d'ADH

L'ocytocine

Elle provoque la contraction des fibres musculaires lisses et notamment celles de l'utérus: à ce titre, elle joue un rôle fondamental dans l'accouchement. Elle intervient également, en association avec la prolactine, dans le déclenchement de la lactation. Une ocytocine de synthèse est utilisée en obstétrique, notamment dans le post partum immédiat, c'est le syntocinon.

 

haut de page

 

 

2002-2008 Association Loi 1901 EtudiantInfirmier.Com. Tous droits réservés.
Design 2007-2008 par DJI modifié par mrCocktail - Kitgrafik.com